Quand la gastronomie tutoie les sommets

Il n’est pas rare de pouvoir fréquenter des restaurants étoilés dans les stations de sports d’hiver, même dans celles qui flirtent avec les 2000 mètres. C’est même à cette respectable altitude que tout a commencé. Retour sur les plus grands restaurants gastronomiques de montagne, à découvrir si votre budget vous le permet !

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Quand il a acheté le Chabichou à Courchevel 1850, l’ardéchois Michel Rochedy ne savait pas faire autrement que bon et même très bon. Et c’est ainsi que la grande gastronomie a investi des territoires davantage portés sur la fondue, la raclette ou les crozets  que sur les préparations savantes à base de produits de luxe.
Au bout de plusieurs dizaines d’années, non seulement la montagne s’est adaptée du coté des locations à Courchevel, de plus en plus nombreuses et variées (à ce sujet, l’agence immobilière Courchevel Agence pourra vous renseigner sur les tarifs), mais le Chabichou a donné des idées à plus d’un.

A son voisin, le Bateau Ivre où Jean-Pierre Jacob s’est mis à proposer, lui aussi, une cuisine d’excellent niveau. Tous les restaurants de Courchevel ont alors tenté de s’aligner, même si l’on avait un peu tendance à considérer que très bon signifiait avant tout très cher, mais la volonté y était. Le résultat, c’est que toute la station de Courchevel, où l’on aime à séjourner dans des locations de luxe,  a pu offrir un vrai choix de restaurants dignes d’être étoilés.

Dans la foulée, c’est à Val d’Isère que l’on a vu émerger les bonnes volontés avec La Folie Douce de Luc Reversade. Encouragé par le succès de son petit food service d’altitude qui ne savait pas faire moyen, il a agrandi la maison, en 1994, avec un lieu baptisé La Fruitière au décor inspiré de celui d’une coopérative laitière avec ses bidons de lait comme à la ferme.

Autre performance en altitude, c’est celle du Fitz Roy à Val Thorens dont la terrasse est prise d’assaut au déjeuner par tous ceux qui dévalent les Trois Vallées. Le chef a toujours été d’excellent niveau et Yoann Conte, arrivé cette année, a de solides états de service.

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Mais il lui faut compter avec la concurrence immédiate de Jean Sulpice, un tout jeune chef, ancien de Ferran Adrià, Pierre Gagnaire et Marc Veyrat, entre autres dans son restaurant l’Oxalys où il propose une cuisine contemporaine largement inspirée du terroir savoyard revisité.

Un peu plus bas, mais en station quand même, tous les amoureux du Mont Blanc se ruent au Hameau Albert 1er, à Chamonix, où Pierre Carrier propose une cuisine de haute volée inspirée du terroir savoyard dans sa globalité, c’est à dire Piémont, Savoie et Comté de Nice et c’est souvent étonnant.

A Megève enfin, mais la liste est loin d’être close, Jean-Louis et Jocelyne Sibuet ont redonné tout son prestige à la station en créant la Compagnie des Hôtels de Montagne et les Fermes de Marie, ouvrant ainsi la voie à de jeunes chefs comme Emmanuel Renaut, ancien de Marc Veyrat, qui attire tous les gourmands dans son Flocons de Sel. Quant à Marc Veyrat, parlons-en justement. Depuis une poignée d’années, il investit Megève chaque année pendant la saison d’hiver dans une magnifique ferme baptisée la Ferme de Mon Père, où la cuisine, inspirée des herbes de la montagne, est absolument extraordinaire !