Vue aérienne d'un quartier résidentiel en Auvergne-Rhône-Alpes

Région Auvergne-Rhône-Alpes : le grand écart immobilier

En 2019, on compte 8 027 millions d’habitants en Auvergne-Rhône-Alpes, soit près de 2 millions de plus qu’il y a 4 ans, en 2015. Ce nombre fait du territoire la deuxième région la plus peuplée de France, juste après l’Île de France. En Auvergne-Rhône-Alpes, le marché immobilier se porte donc bien, même s’il connaît de grandes disparités. Zoom sur ce grand écart des prix.

Lyon, la ville forte de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Si la région Auvergne-Rhône-Alpes connaît un tel rayonnement, c’est en partie grâce à Lyon, la capitale des Gaules. En 2016, la ville réunissait 515 695 habitants et sa démographie ne cesse aujourd’hui d’augmenter. Cet attrait pour Lyon se ressent évidemment au niveau du marché immobilier. L’estimation du prix d’un appartement se fait à 3000€ le m² dans l’ancien et à 3800€ dans le neuf.

Toutefois, depuis début 2019, la tendance est à la baisse du côté de l’ancien. Ce segment du marché connaît un certain ralentissement au niveau national et est davantage prononcé à Lyon. Cela s’explique, entre autres, par la crise financière que traverse les Français. Les prix sont forcés de baisser pour correspondre à la capacité financière des acheteurs.

 

Panorama de Lyon, pris depuis la Basilique de Fourvière

 

Une région à la fois touristique et résidentielle

La région Auvergne-Rhône-Alpes est une région à la fois touristique et résidentielle. Il s’agit d’un territoire particulièrement attractif pour les touristes, grâce à la chaîne des Alpes et à sa proximité avec la Suisse. L’activité estudiantine de Lyon et la qualité de vie des douze départements en font une zone résidentielle à forte affluence.

Ce constat s’illustre en chiffres. En 2015, 60% des habitants de la région étaient propriétaires et on comptait 12% de résidences secondaires, un taux élevé pour une région non côtière. Cela témoigne d’une certaine stabilité économique. L’Auvergne-Rhône-Alpes a en effet le meilleur PIB de France, après l’Île de France.

Il faut néanmoins préciser que cette position est assurée par l’ancienne région Rhône-Alpes, où l’estimation immobilière d’une maison y est supérieure qu’en Auvergne. C’est par ailleurs là le signe des nombreuses disparités qui structurent la région.

 

Panorama de la ville de Grenoble avec ses fameux "oeufs"

 

La part belle aux grandes villes régionales

L’Auvergne s’incline facilement face au Rhône-Alpes, malgré une capitale assez dynamique. Au cours de ces dernières années, Clermont-Ferrand a su s’affirmer sur le marché immobilier. Alors que la mise en vente des logements neufs connaissait une baisse en 2015, la ville affiche désormais une hausse de la vente des pavillons neufs.

Sans grande surprise, ce sont les grandes villes régionales qui soutiennent le marché immobilier de la région Auvergne-Rhône-Alpes. L’estimation immobilière à Grenoble est plutôt positive, avec beaucoup d’occasion aux primo-accédants. A Chambéry, les appartements voient de beaux jours tandis qu’à Aix-Les-Bains, les maisons sans travaux rencontrent un grand succès.

Malgré une hausse du côté du neuf à Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Chambéry, Bourg-en-Bresse et Aix-Les-Bains, d’autres villes de la région sont laissées pour compte. C’est le cas par exemple de Saint-Étienne, qui souffre de disparités au sein même de ses quartiers. Depuis quelques années, on remarque que les habitants ont tendance à emménager en périphérie, dans les communes voisines.

 

Bilan de l’immobilier de l’Auvergne-Rhône-Alpes : un marché en bonne santé, malgré une légère baisse en début d’année, probablement liée aux récents mouvements sociaux et à la situation économique. La région connaît toutefois de grandes différences entre ses petites communes et ses grandes villes.  Les prix des biens varient du tout au rien à seulement quelques kilomètres les uns des autres.

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